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Les poissons des Seychelles

Nos nobles adversaires de pêche.

Les Xiphiidés

Le roi parmi les rois qui obsède de nombreux pêcheur talentueux, est le mystérieux espadon ! Quelque soit la langue, utilisé l’espadon tien ses différents noms guerrier de son immense rostre. Le nom scientifique binominal, mi-grec mi-latin est Xiphias gladius qui désignent tous deux le mot épée ainsi que son nom commun espadon qui dérive du mot Italien spadone "grande épée". En Espagnol c’est Pez espada ‘poisson épée’ comme en anglais swordfish. Au Seychelles on dit ‘Espadron’. Dans l’assiette ses qualités gustatives sont appréciées comme aucun autre produit de la mer et en charter de pêche c’est le gibier de 1er choix réservé aux initiées. Ce poisson, le seul de son règne, est menacé d’extinction. Le tué est un crime ! Chez Okéanos Cruise nous le pêchons de nuit exclusivement en catch and release sur ligne hors norme IGFA pour ne pas le traumatiser.

L’Espadon (xiphias gladius)

L'Espadon

Description et comportement

Présent qu’exceptionnellement sur le plateau on le cible sur le drop-off (le bord du plateau) dans la sunlite zone durant la nuit (de 0 à 200m) et la twilight zone (de 201à 999m) durant la journée dont il est le seul habitant aux coté des calamars et cachalots. Présent dans l’ensemble de l’archipel Seychelloise on part en expédition en plein cœur de l’océan Indien sur quelques montagnes sous-marines remontant à 200m de profondeur pour le cibler. Il fut pêché en 1913 pour la 1ère fois mais resta durant 70 ans le seul poisson que l’on ne comprenait pas. Pris en de rare occasion on n’appris à le pêcher qu’à partir de 1976 grâce aux frères Webb qui développèrent la technique que l’on exploite toujours aujourd’hui lorsque l’espadon remonte la nuit en même temps que les calamars et autres poissons qui font partis de son régime alimentaire.

Techniques de pêche

À la strouille de maquereau avec calamar frais éclairé entre 20 et 80m de profondeur
En traine lente de nuit avec calamar vif éclairé ou artificiel phosphorescents
En dérive profonde de jour avec calamar frais éclairé. (Méthode "Vénézuela")
À la mouche de nuit en switch & bait. (Pêche élitiste rarement pratiquée)

Le combat

L’espadon est très suspicieux. Le frein doit être le plus discret possible car il faut attendre que l’espadon engame franchement l’appât avant de le ferrer. Souvent une dizaine de seconde. De part son mode de prédation, l’espadon à développé une anatomie qui lui permet de descendre ou monter verticalement avec une puissance incontrôlable. Lorsqu’il comprend ce qui lui arrive l’espadon sonde le plus souvent et demande d’être travaillé avec patience le temps de le remonter en surface où il effectuera ses spectaculaires sauts que l’on négocie avec souplesse car sa chaire souple finit immanquablement par décrocher si le combat dure trop. C’est le plus grand combattant qui soit donné à un pêcheur. Le lasso de queue permet de l’épargner et le libérer avec humanité s’il n’a pas gagné l’affrontement. 
Peut atteindre 4m5 et 550kg
Record Mondial IGFA : En 1953 de 536 kgs au CHILIE


Les Istiophoridés

Plus accessible que le mythique espadon, le marlin bleu, le marlin noir, le marlin rayé, le voilier et le lancier sont les cinq représentants Seychellois de cette autre famille de poissons à rostre. Très proche par leurs formes et leurs caractéristiques physique, ils fascinent par leurs ballets aériens et combats épiques. Ils représentent pour de nombreux pêcheurs Américains, Asiatiques, Russes, Européens et Australiens, le summum de la pêche sportive. Avec leur vitesse prodigieuse, leurs sauts acrobatiques, leurs agressivités explosives et spectaculaires, les marlins, donnent des sensations de pêche que même la puissance brute des thons ne peut égaler.

Marlin Bleu (makaira mazara)

Marlin Blue

Description et comportement

Le marlin bleu est le champion toute catégorie de l’acrobatie aérienne. Il affectionne la haute mer et se recherche au-delà du plateau des Seychelles. De part sa stature athlétique et son comportement bagarreur il est le plus fabuleux adversaire qu’il soit donné à un pécheur sportif. Le marlin bleue au contraire du noire qui économise ses efforts et alterne ses phases de combats, va tout donner dés le début, jusqu’à ce que la fatigue le gagne au bout de plusieurs heures. Ses sauts répétés favorisent le décrochage de l’hameçon qui prend du jeu lors des chocs successifs avec une traction trop tenu. Quand à l’excès de mou il fait prendre un risque au leader de se prendre dans la queue.

Techniques de pêche

Traine rapide ou semi-rapide aux leurres de surface et ventres de bonites au large
Traine lente de bonite en Panama rig ou de petit thon jaune, coryphène sur tombants…

Le combat

Dès la touche il faut pratiquer un release, (un lâché du leurre ou de l’appât) pour qu’il puisse l’engamer correctement. Le ferrage intervient ensuite. En pratique, on lâche le frein, on prend la canne, on la fixe au baudrier et on ferre. Lorsque la connexion est effective, le Marlin Bleu va se lancer dans un combat spectaculaire. Rush interminable, sondage, sauts spectaculaire il fera tout pour retrouver sa liberté. Entre le pécheur et le poisson c’est à celui qui fera la première erreur ou qui fatiguera le premier.
En fin de combat, il faut l’empêcher à tout prix de sonder car le manque d’oxygène et le froid viennent à bout de ses dernières réserves au risque de le tuer, et rendre laborieuse sa remonter.
Peut atteindre 4m5 et 800kg
Record Mondial IGFA : En 1982 de 624 kg à Hawaï sur 130 lbs
Record non homologué car en relaie : En 1972 de 817 kg à Hawaï



Marlin Noir (makaira indica)

Marlin Noir

Description et comportement

C’est un taureau plus trapu que le bleu. Il combat en puissance et non en vitesse. S’il fait un long rush pour prendre du fil, il tiendra sa position avant d’entamer une série de lourds sauts. Puis il sondera en s’appuyant sur ses solide nageoires pectorales qui au contraire du bleu, sont fixes. Sa stratégie le rend plus endurant que le bleu et nécessite plus de manœuvre de bateau pour le fatiguer. Plus sélectif en terme d’appât il répond mieux aux vifs qu’à l’artificiel et demande un long drop-back (le poisson goutte avant d’avaler). Le marlin noir est plus dépendant du plateau et se croise plus souvent près des récifs, sur les secs et hauts fonds que sur les tombants qu’affectionne le marlin bleu.

Techniques de pêche

Dérive à l’appât naturels frais ou vifs
Traine lente de bonites en Panama rig, thons jaune coryphènes…
Traine rapide ou semi-rapide aux leurres de surface et ventre de bonite

Le combat

Méfiant comme aucun autre il faut lui laisser beaucoup de temps pour engamer. Lorsque l’on prend la canne avec le moulinet libre, le fil qui se dévide risque de perruquer. Il convient donc d’assurer une légère résistance sur la bobine du moulinet avec le pouce de la main gauche tout en tenant fermement la canne le temps de se la fixer au baudrier. Après ferrage, le combat se réalise frein, bien serré et en conservant un angle de 45° avec l’axe du bateau. Pour contrarier sa stratégie, on lui tourne autour si nécessaire et on perturbe sa nage sans jamais relâcher la pression.
Peut atteindre 4m5 et 800kg
Record Mondial IGFA : En 1953 de 707 kg au Pérou



Le Marlin Rayé (tetrapturus audax)

Marlin Rayé

Description et comportement

Le marlin rayé est beaucoup plus fin et léger que ses cousins bleu et noir. Et tout comme le marlin noir il affectionne les structures rocheuses et coralliennes sous marine. Appréciant l’eau entre 20 et 26° c on trouve de temps à autre un spécimen de 50 à 100kg sur le plateau en train de faire la sieste avec la dorsale qui dépasse de l’eau. Mais cela reste sur la drop-off du plateau Seychellois que l’on a le plus de chance de le prendre au vif ou au leurre artificiel.

Techniques de pêche

Traine rapide aux vifs et leurres artificiels en surface
Au lancer ou à la mouche lors de repérage de la dorsale

Le combat

Le plus jouissif est de le pêcher à vue en navigation. Sa dorsale permet de l’identifier et d’évaluer sa direction. On passe devant lui avec prudence et on lui lance un vif pour l’exciter. Le ferrage est un problème. Il est capable de toucher 2 ou 3 fois avant d’engamer. Le combat est un ballet aérien où se succèdent 20 ou 40 sauts. Une explosion d’acrobatie qui sur ligne fine est un véritable bonheur. Facile à brider dans ses rares tentatives de sondage, le combat ne pose pas de problème.
Peut atteindre 4m2 et 440kg
Record Mondial IGFA : En 1986 de 224 kg en New Zélande



Le Voilier (Istiophorus platypterus)

Le Voilier

Description et comportement

S’il est le symbole fétiche de nombreux clubs de pêche, c’est qu’il est le plus jolie et l’un des plus agréables poissons à combattre. Sa voile dorsale démesurée d’un bleu ardoise miroitant lui sert à rassembler le poisson en boule lors de ses parties de chasse. Parfois seul mais le plus souvent en groupe, il affectionne le plateau et la surface jusqu’aux secs et le drop-off. Cet élégant poisson se pêche sur ligne légère.

Techniques de pêche

Traine rapide aux leurres de surface et ventre de bonite.
Traine lente au vif (bonite, comète, chinchard) ou à l’appât en balaou et Panama strip…
Au lancer ou à la mouche lors de repérage de la dorsale (avec cerf volant pour le fun)

Le combat

Etant plus souple et plus léger que ses cousins, son combat est de toute beauté. Nerveux et aérien, il mérite d’être travaillé sur du matériel proportionné. Très sélectif, il faut s’attendre à un drop-back assez long même si parfois l’attaque est franche. On peut l’attirer avec un teaser et lui présenter un vif ou la mouche qui est l’une des plus belles manières de le combattre.
Peut atteindre 3m5 et 100kg
Record Mondial IGFA : En 1947 de 100 kg aux Galápagos



Le Lancier (tetrapturus angustirostris)

Le Lancier

Description et comportement

Le shortbill ‘rostre court’ est le plus petit de la famille. C’est une copie du voilier avec la dorsale en moins et des couleurs plus électrique lorsque l’excitation le gagne. On le trouve plus au large dans les eaux de surface. Il répond aux mêmes leurres que ses cousins plus gros mais sur de plus petits appâts que l’on propose et montent généralement sur corde à piano.

Techniques de pêche

Traine rapide aux leurres artificiel de surface en tailles médiums et bas de ligne discret
Traine lente aux petits vifs sur corde à piano ou fluorocarbone

Le combat

Sur ligne légère (20-30 lb), il se comporte comme le voilier dont il est vraiment proche. Long rush, série de saut, peu de sondage, il est facile de le brider et donc de l’épargner à la fin du combat. Comme pour le reste de sa famille seul le ferrage pose problème. Il goute et re-goutte avec précaution avant d’engamer. Il faut donc lutter contre la précipitation lors du drop-back et se concentrer sur le contrôle de la bobine qui se dévide.
Peut atteindre 2m3 et 50kg
Record Mondial IGFA : En 2008 de 50 kg en Australie


Les Scombridés

Derrière l’espadon et le marlin, sur la troisième marche du podium de la pêche sportive trône la famille des thons. Une famille s’étendant du monstrueux thon rouge, au minuscule maquereau. Aux Seychelles le thon obèse, le jaune et le dent de chien forment un triplet de choix pour s’adonner aux plaisirs de la pêche big game, tandis que le wahoo, germon et bonite sont d’excellents adversaires sur ligne légère. Leurs corps recèlent d’ingéniosités anatomiques. Peau lisse lubrifié, cavités pour escamoter leurs nageoires et des yeux sans reliefs confèrent à ces poissons un hydrodynamisme parfait qui s’appui sur un système musculaire et sanguin unique.

Le Thon Obèse (Thunnus obesus )

Le Thon Obèse

Description et comportement

On l’appel Big eye en anglais en rapport à ses yeux démesurés. Un nom qui lui va bien car en vérité il n’a rien d’obèse. C’est au contraire la plus grosse boule de muscle que l’on puisse pêcher aux Seychelles et dans l’ensemble de l’Océan Indien après le marlin. Pélagique par excellence, il effectue de grande migration avec de longue incursion sous la thermocline. C’est un adversaire infatigable qui sonde facilement. On le pêche à l’aube et au crépuscule à la traine ou au broumé "éclair" près des chasses.

Techniques de pêche

En traine rapide au leurres de surface
En traine lente au vif, mort à flapper ou au Rapala
En traine lente au downrigger avec vif, calamar, maquereau…
Au broumé éclair, juste après la chasse
Au lancer au stickbait et popper sur chasse

Le Combat

Le thon obèse est le plus accommodant des thonidé. Il se prend lors de la traque du marlin, sur tout type de traine et de leurres. Ses rushs sont violents ! Tout en force grâce à ses muscles saturés en myoglobine et son rythme cardiaque qui augmente à l’effort au contraire des autres poissons. Il engame franchement, effectue un premier long rush puis fait des aller retour rapide qui mettent à mal la tension de la ligne qu’il faut absolument garder tendue. Il finit par sonder.
Peut atteindre 2m5 et 200kg
Record Mondial IGFA : En 1957 de 197 kg au Pérou



Le Thon Jaune (thunnus albacares)

Le Thon Jaune

Description et comportement

Le yellowfin est plus svelte que le thon obèse. Plus rapide et plus souple ses chasses ressemblent à une source volcanique où bouillonnent l’eau et le poisson chassé. On le trouve dans tous les océans d’eau tempérées et chaude. Pour améliorer le taux de prise il convient d’être en ligne fine, discrète et camoufler l’hameçon autant que possible.

Techniques de pêche

Toutes traines de lente à rapide aux leurres de surface.
Traine lente à la bonite, maquereau…
Au broumé en dérive freiné
Au jig sur le drop-off et les hauts fonds

Le combat

C'est le plus teigneux adversaire que l’on peut croiser aux Seychelles. À poids égale d’un marlin bleu, il faut compter le double de temps pour le sortir. Sa puissance titanesque, son endurance record et les forces qu’il retrouve quand on ne l’attend plus, rendent sa pêche fascinante pour l’observateur et éprouvante pour le pêcheur. Si on le laisse sonder, chaque centimètre gagné à le remonter arrachera une injure haute en couleur car il tourne en rond avec ses caudales sorties telles des ailes d’avion pour se maintenir au fond sans forcer.
Peut atteindre 2m5 et 200kg
Record Mondial IGFA : En 2013 de 193 kg au Mexique



Le Thon Dents de Chien (gymnosarda unicolor)

Le Thon Dents de Chien

Description et comportement

Le TDC ou doggie est un fabuleux prédateur qui affectionne les tombants, récifs et autres reliefs sous marin. Avec son énorme gueule remplie d’une trentaine de dents coniques, il est capable d’accélérations fulgurantes dans toutes les directions pour saisir votre leurre de traine ou appât de dérive. Mais c’est au Jig que l’on se fait le plus plaisir avec le TDC, car c’est bien lui le plus valeureux adversaire que l’on rencontre dans cette technique.

Techniques de traine

Au jig sur les récifs et hauts fonds
En dérive à la queue de bonite
Traine lente aux vifs ou leurres artificiels

Le combat

Il se bat pour sonder et se maintenir au fond. On sent dans la canne de violant coups tant qu’il possède de l’énergie. Il engame franchement sans trop de touches mais nécessite d’utiliser l’effet de surprise après le ferrage, pour être remonté rapidement sans faire durer trop longtemps le combat.
Peut atteindre 2m5 et 130kg
Record Mondial IGFA : En 2007 de 104 kg à Rodrigues



Le Thon banane (Acanthocybium Solandri )

Le Thon banane

Description et comportement

Appelé également Wahoo, bécune, thazard ou kingfish en anglais, le thon banane de forme fusiforme est un agréable adversaire qui mérite d’être combattu sur ligne fine avec un très solide bas de ligne. Car ses dents sont redoutables ! Tranchantes comme des lames de rasoir elles viennent à bout des montages classique. On le croise partout même s’il affectionne plus particulièrement le voisinage de récifs corallien. Dans l’assiette sa chair blanche est appréciée de tout le monde.

Techniques de pêche

En traine rapide au leurres de surface
En traine semi rapide à l'appât mort à flapper
En traine lente au vif, à l'appât mort, au Rapala
Au lancer au popper et stickbait

Le Combat

Il mord très bien sur leurres artificiel et sur laize de bonite fraiche. Il attaque avec voracité et sans la moindre discrétion. Le combattre sur du matériel surdimensionné est dommage, car travaillé en ligne fine ses rushs endiablés apportent leurs lot de sensations fortes. Mais attention aux retours vers le bateau à toute vitesse durant lesquels le contact est délicat à maintenir.
Peut atteindre 2m5 et 90kg
Record Mondial IGFA : En 2005 83 kg au Mexique



Le Germon (Thunnus alalunga )

Le Germon

Description et comportement

Aussi délicieux à manger qu’à combattre. Sa chair est très recherchée. Au contraire des autres thons sa chair est blanche et non rouge, prouvant qu’il est anatomiquement prévu pour encaisser. Ses nageoires pectorales surdimensionnées. Il aime l’eau froide entre 12 et 25°c

Techniques de pêche

En traine rapide au leurres de surface iland, siffleur jet, plumes…
En traine semi-rapide à l'appât vivant, mort à flapper ou au RAPALA

Le Combat

Le germon répond mieux en traine avec un maquereau coiffé d’un iland qu’à tout autre stimuli. À 10 nds avec toutes les cannes sorties on a de réel chance dans prendre plusieurs en même temps ce qui n’est pas sans poser quelques soucis de gestion. Car ils partent en tout sens avec une vitesse à faire frémir un marlin bleu. Rarement massifs ils sont bridables sans trop de difficultés s’il tentent de sonder.
Peut atteindre 1m3 et 40kg
Record Mondial IGFA : En 1977 de 40 kg aux Canaries



La bonite (katsuwonus pelamis)

Description et comportement

La Bonite

La bonite à ventre rayé ou listao, est le poisson le plus commun des Seychelles. Du reste, le sud de l’archipel est un haut lieu de reproduction. En quittant Mahé c’est donc immanquablement le premier poisson que l’on prend. Très sportif pour sa taille, sa puissance surprend l’amateur qui vit sa première expérience.  C'est le meilleur appât sur qui l’on puisse compter. Vivant en catalina ou en laize pour la dérive et le surf casting on utilise également  son ventre coiffé de leurres souple s’il ne fini pas avant en délicieux sushi.

Techniques de pêche

Sur chasse au popper, raglou et sticbait
Traine rapide ou semi-rapide aux leurres de surface

Le combat

Les plus grosses bonites donnent l’illusion d’avoir piqué un adversaire de grande taille. Elle se comporte comme tous les thons. Engamage franc, rush puissant jusqu’aux bout de ses forces puis sondage jusque sous le bateau. La bonite reste gérable et bridable, mais sur ligne légère elle réserve quelques surprises. Embarqué comme vif, on la réserve dans un tuna-tube qui la maintien en vie de longues heures.
Peut atteindre 1m1 et 35kg
Record Mondial IGFA : En 1996 de 20 kg au Mexique


Les Carcharhinidés

Le requin si reconnaissable par son aspect fuselé et ses ailerons triangulaires, reste le roi incontestable des océans. Du haut de la chaine alimentaire il inspire toujours la crainte, le respect, l’admiration et l’exagération aussi. Nombres de requin pêché qui mesuraiEn matière de pêche sportive il ne fait que rarement parti des poissons ciblés. Il faut bien avouer que les requins, s’ils sont impressionnants dans l’eau, ne sont pas d’aussi fantastiques adversaires en pêche que les poissons à rostre. En dehors de l’exceptionnel requin mako, les autres s’appuient sur leur stature massive pour résister aux pêcheurs. Catch and release obligatoire.

Le Grand blanc (Carcharodon carcharias )

Le Grand blanc

Description et comportement

Le grand requin blanc est avec l’orque l’un des plus grands prédateurs océaniques. Jeune, il se nourrit de petits poissons, calamars… Mais dés qu’il atteint la taille de 3m, son régime alimentaire change. Les phoques, marsouins, tortues et autres mammifères entre dans son régime alimentaire. Sa dentition se modifie pour devenir des lames tranchantes. Il chasse essentiellement à l’affut en attaquant par en dessous grâce à son odorat, son ouïe et les champs électrique. Sa vue n’est qu’accessoire. Il est présent surtout dans le sud de l’archipel à la recherche de tortues et de thons.

Techniques de pêche

En dérive freiné à la strouille de thons et à la bonite vivante.

Le Combat

Pêcher le grand requin blanc ne peut s’effectuer qu’au prix d’énormes sacrifices et efforts. Déjà pour se rendre à sa rencontre sur ses lieux de prédilection. Ensuite pour l’appâter. Parfois durant 4 ou 5 jours consécutifs. Et pour finir c’est évidement un effort physique soutenu qui va permettre de l’affronter. En Stand up extrême sur ligne de 130 lb avec pied de canne coudé et baudrier assuré au bateau il faut un pêcheur physiquement massif et très endurant si le requin est de taille adulte. Mais c’est une expérience épique donné à peu de monde qui reste gravé à vie.
Peut atteindre 7m et 2500kg
Record Mondial IGFA : En 1958 de 1208 kg en Australie



Le Tigre (Galeocerdo cuvier )

Le Tigre

Description et comportement

Le requin tigre à un régime alimentaire des plus variés au contraire du grand blanc. Avec son joli museau carré fourni de dents bien tranchantes, c’est aussi un charognard qui accepte l’appât mort. Plus petit que le blanc, il préfère le littorale, les récifs et toutes formation corallienne plutôt que la haute mer. Doté lui aussi de 4 sens très aiguisés, on le croise aussi bien dans un lagon à l’eau transparente qu’en eaux trouble à la sortie des ports où il chasser avec efficacité en captant les champs électriques des être vivants.

Techniques de pêche

En traine lente au downrigger avec bonite vivante ou morte.
En dérive freiné à la strouille de thons et à la bonite vivante.

Le Combat

À l’affut du moindre poisson en détresse il n’hésite pas à s’attaquer aux poissons au bout d'une ligne de pêche. Et puisqu’il ne rechigne pas sur la charogne, l’appâter lorsque l’on sait où le trouver n’est vraiment pas un problème. Comme le grand blanc, il utilise sont poids pour effectuer de bon gros rush qui nécessite un frein puissant et un pêcheur courageux à l’effort pour garder la ligne. Le seul danger est de le libérer de son hameçon. Il peut avoir un regain d’énergie lorsque l’on ne l’attend plus.
Peut atteindre 6m et 900kg
Record Mondial IGFA : En 2004 de 810 kg en Australie



Le Mako (Isurus oxyrinchus )

Le mako

Description et comportement

Fin et élancé, Il peut faire des pointes à 75 km/h et sauter à plus de 8m de haut. Le requin mako est un pélagique que l’on croise au large du plateau. Ses dents ne ressemblent pas à celle du grand blanc qui lui est vraiement très proche. Elles sont longues et incurvées tels des crocs dans le but de saisir et non de trancher. Sa dentition lui conférents un look peu engageant.

Techniques de pêche

En traine rapide aux leurres de surface
En dérive freiné à la strouille de thons et à la bonite vivante.

Le Combat

La touche est franche. Après le ferrage il se déchaine en sautant violement et en effectuant de gros rush en force brute. La canne, le moulinet et les muscles du pêcheur sont fortement sollicités. Sans aucune comparaison possible avec ses cousins, le requin mako est un monstre de rodéo. Furieux, endurant, capable d’enchainer 40 sauts, c’est l’un des plus fameux poissons de big game. S’il ne casse pas la ligne, s’il ne saute pas dans le bateau ou s’il ne s’enroule pas autour de la ligne et qu’il finit sur le coté du bateau ; pensez à ne jamais relâcher votre attention ! Car avant de se rendre il y a toujours un risque d’un soubresaut ou un qu’un dernier bond ne le fasse monter dans le bateau avec ses redoutables mâchoires.
Peut atteindre 5m et 700kg
Record Mondial IGFA : En 2001 de 554 kg au USA



Le Bouledogue (Carcharhinus leucas)

Le Bouledogue

Description et comportement

Il tient sont nom de son aspect trapu. Grosse tête, petit œil, museau court et dentition redoutable. Il possède dans la machoire du haut les dents triangulaires et tranchantes du grand blanc et les crocs du mako en bas. Le bouledogue évolue en groupe de 2 ou 3 individus ou plus et coordonner ses attaques. En action de pêche ils attaquent souvent le marlin tenu au bout de la ligne quand il n’a plus de force. Comme le requin tigre il aime la cote, l’eau trouble, les ports et a de surcroit la capacité de vivre en eau douce en remontant les estuaires. Celons la loi que le plus grand est le plus fort, le tigre et lui se font la chasse. Mais tandis que le tigre se tien à une distance raisonnable de la plage, le Bouledogue peut venir barboter au bord dans 30 cm d’eau.

Techniques de pêche

En traine lente au downrigger avec bonite vivante
En dérive freiné à la strouille de thons et à la bonite vivante.

Le Combat

Au bout de la ligne c’est un poids mort qui utilise sa masse pour résister avec pugnacité. Capable de quelques beaux rushs il n’a pas la résistance d’un mako. On ne le recherche pas spécialement en pêche mais on se retrouve souvent avec lui au bout de la ligne puisqu’il est omniprésent aux Seychelles. Et même s’il n’est pas un adversaire possédant le charisme d’un thon, il reste un moment agréable.
Peut atteindre 4m et 400kg
Record Mondial IGFA : En 19 de 197 kg au Pérou



Les autres requins

Les requins aux Seychelles sont nombreux. Si l’on prend l’exemple d’Aldabra, durant la même plongée sur récif, vous pouvez rencontrer une dizaine de variété différente. Requin bordé, dagsit, citron, tisserand, à pointe blanche ou noir, à queue noire… et un peu plus au large se sera un peau bleu, un marteau ou un longiman. Il est donc impossible de disserter sur la quarantaine de requin vivant dans cette partie de l’océan Indien. Il faut juste se rappeler que nous sommes sur les derniers lieux de pontes protégés de la tortue marine ainsi que des oiseaux et donc sur de véritables gardes manger.

Techniques de pêche

Suivant les espèces on peut les prendre à la traine rapide, lente et semi rapide, de fond au downrigger, ou plus facilement si on veut les cibler précisément en dérive avec un amorçage appelé strouille. C’est une forme de broumé réalisé à partir de morceau de poisson riche en myoglobine (bonite, thon, maquereau..) enrichi de farines, huile et sang auxquels les requins ne résistent pas. Sur la plage on peut aussi pêcher du requin en surf casting. Mais le plus amusant reste dans les flat où l’on peut également prendre de petit requin de récif aux lancer et à la mouche. Tous sans exceptions nécessite un bas de ligne acier.

Les Combats

Hormis les gros requins détaillés ci-dessus c’est la pêche au requin du bord qui reste la plus intéressante. Surtout celle des petits requins de récifs qui se révèlent de sympathiques adversaires. Agile et dynamique ils se défendent comme des diables. C’est avec la laize de bonite, ou l’imitation de crustacé et d’oiseaux que l’on obtient les meilleurs résultats.