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Santé et précautions.


Vaccins et maladies tropicales aux Seychelles.

Aucunes précautions particulières à tenir. Pas de maladies liées aux moustiques, ni Dingue, Malaria ect.
Aucun problème avec la consommation de poissons de récif aux contraires des autres îles de l’océan Indien, du Pacifique ou de l’Atlantique.  La bactérie listéria et la ciguatera ne sont présentes dans aucun poisson.
Il n’y a aucun serpent, scorpion, guêpe, araignée ou autre animal dangereux aux Seychelles.

Mais les accidents chez le visiteur Euphorique sont légion sous l’équateur.

Un citadin côtoie d’avantages de danger au quotidien qu’un habitant tropical. Il suffit de rationaliser le nombre d’accidents par habitant dans chacune de ces deux zones pour s’en convaincre. En ville, la route est un danger omniprésent pour le cycliste, l’automobiliste et le piéton ; les escaliers ; le quai du métro pour un adolescent chahuteur ; ect. Mais ce sont des dangers apprivoisés car quotidien. Sous l’équateur, le risque est tout autre.
La croisière nous maintient à distance du médecin ou d’un hôpital. La moindre coupure en cuisine ou cheville foulée change le programme de tout le monde le temps de se dérouter. Il convient donc de respecter quelques règles exposées ci-dessous.

Les plus gros risques par ordre d’importance sont :

  • la noyade dans la mer qui peut être tumultueuse
  • L’insolation,
  • l’hydrothermie dans l’eau,
  • la noix de coco qui tombe sur la tête quand le vent souffle
  • la coupure aux pieds sur le corail lorsque l’on marche dans un flat.
  • Morsures de poissons dans l’eau ou à la pêche.

Le soleil peut être un vrai danger et il faut sans protéger avec la panoplie complète classique ;  Casquette, lunette, t-shirt, pantalon, pataugas. Il peut provoquer la déshydratation et de l’hyperthermie - surchauffe corporel- qui lors d’une immersion soudaine dans l’eau de mer à 25°-28°c peut provoquer l’hydrothermie – perte de connaissance - et donc la noyade.

 Risques liés à la pêche :

La pêche faisant partie de nos activités nous préférons rappeler que sa pratique peut être source d’accidents.

  • Il faut faire très attention à la pêche en wadding (pécher à pieds dans un flat). La réverbération du soleil sur la surface de l’eau expose le pêcheur au soleil beaucoup plus que sur la plage ou en visite touristique. Le corail mort dans les lagons est très tranchant. Ne négligez pas la qualité de vos chaussures qui doivent être montantes et résistantes.
  • En pêche à la traine, un frein trop serré peut vous entrainé dans l’eau lors d’un rush puissant alors que vous êtes attaché par le baudrier. En stand up extrême, ne serrez jamais le frein avant d’être assuré au bateau.
  • Certains poissons sautent sur le pont.  Sans parler d’un Espadon de 200lbs, une simple Dorade coryphène de 10 kg qui saute peut faire très mal. Tout le monde sur le pont doit être attentif.
  • Hameçons de tailles records, leurres de 200 à 400gr, mouches à Carangues sont de véritables armes lorsqu’elles sont propulsés à 80 km/h.
  • Requins, Barracuda, Thons à dents de chiens, Perroquets et bien d’autres poissons possèdent des dents et des nageoires qui peuvent se montrer redoutables lors du décrochage. Ne jamais relâcher son attention !

Risques liés à la mer :

Le snorkling, qui est l’action de palmer en surface avec masque et tuba n’expose qu’à très peu de risques si l’on prend garde à l’hyperthermie (surchauffe corporelle) en entrant dans l’eau progressivement et si on prend garde aux courants de surface qui ne sont pas toujours visibles.
En revanche en plongée sous marine ou en apnée profonde, on s’expose à d’avantages de risques. Les précautions d’usages de ces disciplines s’imposent. Le courant de surface peut être important sur un cap ou dans un canal. Si vous êtes pris dedans ne lutez pas. Le courant fini toujours par se calmer dés que la typologie géographique change. C’est donc souvent l’affaire de 100 ou 200 mètres. Gardez vos forces pour revenir dés que vous serez dans la zone calme.



Même conduite à tenir avec le courant de canyons. Entre 10 ou 20 mètre de profondeur un canyon sous marin peut également avoir un courant micro localisé et entrainer un plongeur sur 15 ou 30 mètres. De petite portée, ce courant peut cependant être plus dangereux que celui de surface. Surtout pour un apnéiste puisqu’il peut entrainer vers le fond sur une dizaine de mètres. La surprise conjuguée au manque de réserve d’air pulmonaire peut s’avérer fatale.   

Les plus gros risques résident dans la faune aquatique.

Dans l’eau, laisser les animaux du récif corallien tranquilles ! Ne ramasser rien et éviter de toucher quoique ce soit !

En plongée, on est souvent tenter de manipuler un coquillage de toute beauté à portée de main. Mais attention ! Par exemple, le cône géographe des Seychelles, possède un appareil d’attaque et de défense venimeux au bout d’une trompe extractible et orientable qui projette un ou plusieurs harpons empoisonnés. Son venin, la cônotoxine est l’un des plus puissants neurotoxiques du monde qui attaque le système nerveux rapidement. On commence par ressentir la douleur puis la paralysie et dans certain cas la mort peut subvenir au bout de 2 à 6 heures. En cas de piqûre, on utilise un Aspivenin. Il convient de rester calme, immobile, de prendre un analgésique pour la douleur et de prévenir les secours car il n'existe pas d'antidote au venin du cône. Si la piqure est très sérieuse le traitement est donc symptomatique en clinique.  
Donc retenez qu’il ne faut jamais fouiller dans le sable ou sous les pierres car d'autres mauvaises rencontres peuvent vous surprendre. Poissons à dard, corail urticant, anémones, oursins, etc.
Il n’y a aux Seychelles que le cône géographe de réellement mortel. Un risque bien limité puisque l’on dénombre moins de 10 cas mortels à travers le monde par an. Aucune pieuvre à anneau bleu, méduse, anémone ou autre poisson mortel n’est présent dans l’eau Seychelloise. Sauf éventuellement le poisson Lion (le Ptérois miles, proche parent du célèbre Ptérois volantis) qui possède dans la pointe de ses nageoires dorsales, annales et ventrales un venin qui sans être réellement mortel peut provoquer la syncope par sa douleur violente. En cas de piqures il faut utiliser un aspi-venin, mettre en présence de la chaleur prés de la partie touchée et administrer un corticoïde. Autre cas, le poisson pierre, mortel dans tout autre secteur de l’océan Indien, est ici inoffensif. La variété présente étant le - scopaenopsis diabolus - appelé Faux poisson pierre.
Cependant d’autres surprises peuvent vous prendre au dépourvus. Jouer avec un poulpe dans sa cavité à 2 mètres de profondeur alors que ce dernier peut sans problème vous maintenir sous l’eau est un exemple d’accident auquel on ne pense pas. La murène peut vous donner un méchant coup de dents en passant devant son repaire et de nombreux poissons peuvent être territoriaux pour protéger leur progéniture, etc. Les tortues sont très familières aux Seychelles, mais leur bec peut infliger de vilaines morsures si elles se pensent en danger.

Le risque requin

En 1995, Guy Delage, traversa l’Océan Atlantique à la nage. En 55 jours il parcouru 3700 km. La rencontre de requin était inévitable. Pourtant un seul incident fut à déploré. Un requin peau bleu vint au contact pour lui mettre un coup de dent. Il dut lutter sérieusement pour le repousser. Avant sa traversée, personne ne croyait possible, qu'un être humain jeté en pâture dans l’immense territoire du prédateur suprême ; le requin ; pourrait survivre si longtemps. Et pourtant, Guy Delage a passé des milliers heures parmi les plus extraordinaires de sa vie au milieu de poissons sauvages à l’attitude presque amicale. 
Les requins sont un sujet qui fait toujours réagir. Sources d’émotions fortes, de craintes ou d’admirations, ils ne laissent indifférents personnes.  L’essentiel à savoir sur les requins, est qu’ils ne mangent pas l’homme et qu’il ne faut craindre un accident que par faible visibilité  –moins de 5m- .  Un article complet est présent dans notre section pêche :  Les Requins
 Nous ne faisons pas parti de leur régime alimentaire et quand ils nous reconnaissent dans l’eau, les requins de petites tailles sauvages nous fuient à nageoires rabattues et ceux qui connaissent l’homme se montrent curieux tout en gardant leurs distances.

Plongée avec les requins.

Sur 526 espèces de requins seul 8 ou 9 espèces présentent du risque. En particulier le requin Blanc, le requin Tigre et le requin Bouledogue qui recensent à eux trois, 98% des attaques à issues mortelles. Jusqu’en 1990 on considérait ces 3 requins, comme de véritables machines à tuer et on ne les observait qu’au travers de cages en acier. Leur comportement agressif sur les cages a longtemps laissé planer cette réputation. Après avoir constaté qu’ils étaient moins agressifs lorsque la cage était en plexiglas et qu’ils n’attaquaient pas lors de rencontres inattendues, certains plongeurs on prit le risque de s’exposer sans protection. Depuis 2004, la plongée au milieu de ces 3 types de requins se généralise sans qu’aucun accident n’ait été déploré sauf lors d’une scéance déplorable de sharkfeeding. Aux Seychelles vous pouvez croiser tous types de requins. Mais il faudra les chercher loin des cotes fréquentées et partir en expédition. Nos croisières de plongée exploration permettent de rencontrer du requin. Voir  Plongée avec le  Tigre

Attaques de requins ou accidents ?

Aujourd’hui, nos connaissances sur ces 3 prétendus monstres ont fait un bon en avant et on ne parle plus d’attaques mais d’accidents. Ils attaquent l’acier, les caméras, appareils photos ou toute autre source avec un champ électrique qui leur rappel le champ électrique d’un poisson blessé ou qui perturbe leurs récepteurs sensitifs, telle l’hélice du bateau ou un câble électrique sous marin.
Ils attaquent tout ce qui ressemble à leurs proies du moment. Et si c’est un malheureux surfeur, lorsqu’ils réalisent leur méprise après le premier coup de dent, ils tournent le dos aux victimes, au contraire de ce qu’ils font aux otaries et tortues qu’ils achèvent et engloutissent. On peut donc bien parler d’accident. Les accidents arrivent en eaux troubles. En effet quand la visibilité est inférieure à 3 ou 5 mètres, le requin n’utilise pas sa vision mais ses ampoules de Lorenzini pour chasser et détecter un champ électrique.  Les requins qui pensent avoir identifié un phoque, lancent leurs attaques. Ils ne peuvent comprendre leur erreur qu’après avoir "gouté".

Difficile à croire ? Pourtant, les statistiques prouvent que le requin attaque sur ses lieux de chasse et que les victimes surfeurs ne meurent qu’à la suite de blessures fatales. Des corps sans vie furent retrouvés après trois jours de dérive dans de l’eau infestée de requins.
Un autre fait peut convaincre. Les plus grands requins Blancs du monde se trouvent (contre toutes croyances) en Méditerranée alors que c’est la mer qui supporte le plus grand nombre de baigneurs de notre planète au m² et qu’aucune attaque n’ait jamais été enregistrée. Il est vrai que le grand Blanc de Méditerranée ne risque pas de trouver de surfeur et que le littoral ne fait plus parti de son terrain de chasse depuis la raréfaction de la tortue marine Caouanne et du phoque moine. Il se nourrit exclusivement de thon rouge au large.

Les chiffres qui font peur :

Après le grand méchant loup du moyen âge, c’est le requin que l’homme moderne a pris pour cible.
Voici donc quelques chiffres arrondis que vous pourrez facilement retenir pour rétablir la vérité.

  • 13 morts par requins/ an dans le monde    
  • 10 morts par chiens/ an aux États Unis
  • 100 par méduses/an en Australie
  • 300 par hippopotames/an en Afrique
  • 500 par éléphants/an en Asie
  • 800 par accidents d’avion/an dans le monde
  • 2 000 par crocodiles/an en Afrique
  • 3 000 par accidents de la route en France/an
  • 50 000 par serpents/an dans le monde

Alors intéressez-vous aux requins pour leur beauté et ne craignez un incident que si la visibilité dans l’eau est inférieure à 5 mètres. Ils n’attaquent jamais lorsqu’ils ont le temps de reconnaitre l’homme. Par bonne visibilité et bonne lumière il n’y a jamais d’accident en plongée sous marine sauf en pêche subaquatique et shark-feeding. Tout le monde comprend qu’agiter du poisson blessé ou mort devant le museau d’un requin favorise l’accident.

Mais rassurez vous les requins aux Seychelles se trouvent là où nous voulons les trouver pour ceux qui sont curieux et nous fuyons les eaux troubles et chargées d’algues qui n’intéressent personne. Par principe, nous déconseillons la natation par lumière rasante du soir et la nuit. Si vous souhaitez d’avantage d’informations sur les requins, plusieurs statistiques issues du fichier international Sharkattackfile.info sont exposées sur notre page Les Requins.